Aujourd’hui j’ai visité l’exposition « Un Art pauvre » au Centre Pompidou. Loin de moi l’idée d’en faire une critique – je vous laisse le soin de lire des magazines spécialisés – mais cela m’a donné l’idée d’une nouvelle rubrique, dans laquelle je ferai un focus sur une oeuvre ou un univers artistique qui m’a touchée ou inspirée.J’ai tout d’abord aimé le côté épuré de l’expo et des oeuvres en elles-mêmes, ce qui permet mieux je trouve d’entrer dans les univers des artistes, que j’ai presque tous découverts.J’ai aussi aimé le principe de récupération et de matériaux naturels qui est à la base de l’arte povera.

Le Tigre - Mario Merz - Centre Pompidou

J’ai été assez marquée par l’univers de Mario Merz, aussi bien par « Le Tigre » qui m’a fait penser à Bali par son sujet et ses couleurs, que par le « Igloo di giap ».

 

 

mario-merz-pompidou_iglooOn y lit en néon une phrase prononcée par le général américain Giap pendant la guerre du Vietnam : « se il nemico si concentra perde terreno se si disperde perde forza » (si l’ennemi se concentre il perd du terrain, s’il se disperse il perd sa force). Ou la nécessité de toujours chercher un équilibre…

 

 

Le documentaire qui clôture l’exposition, Grande Cretto di Gibellina de Petra Noordkamp, montre l’influence qu’ont eu ces artistes de l’Arte Povera. Gibellina est une ville de Sicile ayant connu un tremblement de terre dramatique en 1968. L’artiste Alberto Burri à créé entre 1985 et 1989 un mémorial en hommage aux victimes du terrible séisme, Il Grande Cretto (« le grand craquèlement »), une œuvre monumentale de land art, réalisé à partir de blocs de ciment qui scellent les vestiges du village de Gibellina en formant des allées de 1 mètre 60 de profondeur et de 2 à 3 mètres de largeur, permettant aux visiteurs de circuler. Elles suivent le tracé des rues de l’ancienne ville, et permettent de restituer l’idée de la cité avant le tremblement de terre. Le documentaire de Petra Noordkamp, d’un rythme assez lent, avec des images magnifiques, permet de s’immerger complètement dans l’œuvre de Burri.

burri-gibellina_chatpoussinOn pense évidemment au Mémorial de l’Holocauste à Berlin, de l’architecte américain Peter Eisenman, avec ses grands blocs de pierre, et ses allées impressionnantes (photo ci-dessous, en haut à gauche), et aux ruelles de Pompei (les deux autres photos ci-dessous). Trois lieux de souvenir empreints d’une même émotion et d’un immense respect.

memorial-holocauste-pompei_chatpoussin

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